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Qui peut occuper le poste de DPO selon la législation brésilienne et européenne ?

Le Responsable de la Protection des Données, également connu sous le nom de Data Protection Officer (DPO) dans la législation européenne (Règlement Général sur la Protection des Données – « RGPD »), est un rôle clé prévu à la fois par la législation brésilienne (Loi Générale sur la Protection des Données – « LGPD ») et le RGPD. Ces deux réglementations imposent des exigences spécifiques pour la nomination d’un DPO, tant pour les responsables du traitement que pour les sous-traitants. Le DPO agit comme un canal de communication entre les individus concernés par le traitement des données et l’autorité publique chargée de faire appliquer les lois en matière de protection des données dans la juridiction concernée.

Bien que les deux législations requièrent la présence d’un DPO, il existe des différences essentielles que les entreprises doivent prendre en compte pour réduire les risques, éviter les sanctions légales et administratives, et protéger leur réputation. Afin de clarifier ces distinctions, nous avons préparé un tableau comparatif des exigences de la LGPD et du RGPD.

Voici les caractéristiques principales de ces deux législations :

 RGPDLGPD
Obligation de nommer un DPOObligatoire dans des cas spécifiques : pour les organismes publics ou les entités impliquées dans le suivi systématique et à grande échelle des données ou le traitement des données sensibles (Art. 37).  Généralement exigé pour toutes les entités, excepté pour les petites entreprises si un canal de communication est disponible (Résolution CD/ANPD nº 2/2022).
Qualifications et compétencesQualifications professionnelles nécessaires, notamment en droit et en pratiques de protection des données (Art. 37). Les qualifications sont définies en fonction de l’expertise adaptée au contexte, volume et risques des opérations de traitement des données (Résolution CD/ANPD nº 18/2024).
ResponsabilitésSoutien aux évaluations d’impact, coopération avec les régulateurs, et communication avec les personnes concernées (Art. 39).Gestion des réclamations, interactions avec les titulaires et l’ANPD, et conseils sur les meilleures pratiques en matière de protection des données pour l’entreprise, les tiers et les employés.
Sous-traitanceAutorisée (Art. 39).Autorisée (Art. 5).
Publication des coordonnéesLes coordonnées doivent être publiées sur le site de l’entreprise et partagées avec l’autorité de supervision.Les coordonnées doivent être publiées sur le site internet de l’entreprise.
Conflit d’intérêtsDes garanties sont mises en place pour préserver l’indépendance et éviter les conflits d’intérêts (Art. 38(3) et 38(6)).Des mesures sont requises pour minimiser les conflits d’intérêts (Résolution CD/ANPD nº 18/2024).
Position dans l’organisationLe DPO doit opérer de façon indépendante avec accès aux ressources et contact direct avec la direction (Art. 38).Des exigences similaires s’appliquent pour l’autonomie et l’accès, mais aucune protection spécifique contre le licenciement n’est mentionnée (Résolution CD/ANPD nº 18/2024, Art. 10 et 15). 

Principales différences entre le DPO dans la LGPD et le RGPD.

OBLIGATION DE NOMMER UN DPO 

Contrairement au RGPD, qui établit des critères spécifiques pour la désignation d’un DPO, la LGPD adopte une approche plus générale, exigeant que le responsable du traitement désigne un délégué à la protection des données personnelles. Cela signifie que, de manière générale, toute organisation publique ou privée doit désigner un DPO. Cependant, une exception est prévue dans la Résolution CD/ANPD nº 2/2022, qui exempte les petites structures (agents de traitement de faible portée) de cette obligation, tout en maintenant les autres obligations définies par la LGPD. Par ailleurs, le paragraphe 3 de l’article 41 permet à l’Agence Nationale de Protection des Données (ANPD) de déterminer des cas spécifiques dans lesquels la désignation d’un DPO n’est pas nécessaire, en tenant compte de la nature, de la taille et du volume de traitement des données par l’entité.

QUALIFICATIONS ET COMPÉTENCES

Le rôle de DPO selon la LGPD est plus flexible et les exigences sont moins strictes qu’en Europe, notamment en matière de qualifications requises pour occuper cette fonction. Selon l’article 7 de la Résolution CD/ANPD nº 18/2024, il incombe au responsable du traitement de définir les qualifications du DPO en tenant compte de la législation applicable, ainsi que du contexte, du volume et des risques liés aux activités de traitement de données. La résolution exige également que le DPO soit capable de communiquer efficacement avec les titulaires de données et avec l’ANPD. En revanche, le RGPD (article 37) impose des critères plus spécifiques, tels que : des connaissances spécialisées en droit et pratiques de protection des données, des qualifications proportionnelles à la complexité et aux risques des activités de traitement, et une maîtrise des mesures techniques et organisationnelles nécessaires.

SOUS-TRAITANCE DU POSTE DE DPO 

L’article 12 de la Résolution CD/ANPD nº 18/2024, qui réglemente le poste de DPO, autorise le recours à une personne physique ou morale, qu’elle fasse ou non partie de la structure organisationnelle du responsable du traitement des données. De la même manière, le RGPD autorise également ces options.

PUBLICATION DES COORDONNÉES DU DPO 

Dans les deux législations, les coordonnées du DPO doivent être divulguées obligatoirement sur le site web de l’entreprise, en assurant la transparence et l’accessibilité pour les titulaires de données et les autorités de supervision. Selon l’article 9 de la Résolution CD/ANPD nº 18/2024, cette divulgation peut aussi être faite par d’autres moyens si l’entité ne possède pas de site web. Le RGPD exige également que ces informations soient communiquées aux autorités compétentes.

CONFLITS D’INTÉRÊTS

Le RGPD et la LGPD abordent tous deux la question des conflits d’intérêts liés à l’exercice des fonctions du DPO. Le RGPD impose des garanties détaillées pour préserver l’indépendance du DPO, interdisant par exemple à celui-ci d’assumer des fonctions pouvant générer des conflits d’intérêts, notamment des postes où il définirait les objectifs du traitement des données personnelles. Par ailleurs, le RGPD protège le DPO contre les sanctions ou le licenciement pour l’exercice de ses responsabilités.

La LGPD exige, quant à elle, que le responsable du traitement prenne des mesures pour mitiger les conflits d’intérêts, tout en offrant la possibilité de remplacer le DPO si nécessaire.

POSITION DANS L’ORGANISATION

En ce qui concerne l’accumulation de fonctions, la LGPD n’interdit pas expressément qu’un employé, un administrateur ou un prestataire externe soit désigné comme DPO, tant que l’indépendance de la fonction est respectée. De même, conformément au RGPD, le DPO peut occuper d’autres fonctions dans l’organisation, à condition qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts. Cela signifie que, selon les normes européennes, un DPO ne peut occuper un poste lui permettant de déterminer les finalités ou les moyens des traitements de données personnelles, comme celui de directeur général, directeur des opérations ou responsable des ressources humaines.

Le rôle du DPO est crucial pour garantir le respect des normes de confidentialité. Une compréhension claire des réglementations qui encadrent cette fonction est essentielle pour les organisations opérant au Brésil. Les entreprises étrangères souhaitant s’implanter sur ce marché doivent consulter des experts en droit local afin d’assurer leur conformité avec la LGPD, en particulier en ce qui concerne la désignation et les responsabilités du DPO.

GTLawyers possède l’expertise nécessaire pour accompagner les entreprises dans ce domaine. Nous proposons des services de conseil aux DPO dans l’exercice de leurs missions quotidiennes ou nous agissons directement en tant que DPO externalisé pour éviter tout conflit d’intérêts. Notre équipe garantit non seulement la conformité légale des entreprises, mais également la mise en œuvre de pratiques efficaces de protection des données, minimisant ainsi leurs risques juridiques et réputationnels tout en préservant l’indépendance et l’impartialité du DPO.

Anne Brunschwig – abrunschwig@gtlawyers.com.br

Jessica Ferreira – jferreira@gtlawyers.com.br

Le 11 octobre dernier, GTLAWYERS a participé comme sponsor au Forum Amérique Latine organisé par Business France et le Sénat à Paris. Cet événement a été une occasion précieuse de mettre en avant le potentiel économique du Brésil, un marché dynamique et plein d’opportunités.

Nous avons eu la chance de rencontrer de nombreuses entreprises désireuses d’obtenir des orientations pour développer leurs activités au Brésil. Nos échanges ont permis d’explorer les enjeux et les opportunités d’investissement, ainsi que les stratégies pour naviguer efficacement dans ce marché.

Compte tenu du panorama actuelle des lois brésiliennes et européennes en matière de confidentialité et face aux risques croissants de fuite de données et d’attaques intrusives telles que le ransomware, les entreprises doivent prendre des mesures adéquates pour protéger leurs actifs et respecter les exigences de réglementation sur la confidentialité, afin de réduire les risques, les coûts potentiels, les litiges, les dommages à la réputation et les sanctions légales, parmi d’autres conséquences possibles.

En 2018, le gouvernement brésilien a adopté la Loi n° 13.709, couramment appelée Loi Générale de Protection des Données (« LGPD »). Cette législation, inspirée par le Règlement Général sur la Protection des Données (« RGPD ») de l’Union Européenne, adopté en 2016, impose des obligations et des devoirs aux entreprises brésiliennes et aux entités étrangères exerçant des activités au Brésil.

Bien que ces législations présentent de nombreuses similitudes, il existe des différences dans les sanctions auxquelles une entreprise peut être exposée au Brésil et en Europe.

Dans les deux juridictions, les autorités administratives ont le pouvoir d’imposer des avertissements, des amendes, des mesures correctives, des inspections et des sanctions. Cependant, par exemple, le RGPD[1]prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’exercice précédent (le montant le plus élevé étant retenu) par infraction, selon la gravité de la violation. En vertu de la LGPD, les amendes peuvent atteindre jusqu’à 2 % des revenus de l’entreprise, du groupe ou du conglomérat de l’année précédant l’enquête, hors taxes, avec un maximum de 50 millions de R$ par infraction.

De plus, la LGPD prévoit deux types d’amendes pécuniaires – une amende simple et une amende journalière[2] – applicables uniquement aux entités privées. En revanche, le RGPD établit une seule catégorie d’amendes administratives applicables tant aux organisations privées qu’aux entités gouvernementales.

Pour mieux distinguer les différences, nous avons comparé ci-dessous les principales sanctions administratives imposées par le RGPD et la LGPD :

En outre, les individus victimes d’usurpation d’identité ou d’accès non autorisé à leurs comptes suite à une fuite de données, par exemple, peuvent, dans les deux juridictions, demander la responsabilité civile des entreprises devant les tribunaux pour réclamer des indemnités.

En résumé, tant la LGPD au Brésil que le RGPD en Europe prévoient une série de sanctions et de pénalités pour garantir la conformité avec les lois de protection des données et protéger les droits des individus en matière de confidentialité et de protection des données.

Des pays européens, comme la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Irlande, sont réputés pour leur application rigoureuse des lois de protection des données. L’autorité française (CNIL), par exemple, est connue pour imposer des sanctions sévères et significatives, avec des cas notables comme les lourdes amendes infligées à Google et Amazon pour violations du consentement et de l’utilisation des cookies[4]. Au Brésil, malgré la création plus récente de l’ANPD, un engagement rigoureux dans l’application de la LGPD est également observé.

Enfin, il est important de noter l’obligation de double conformité, à la fois avec la LGPD et le RGPD, pour une entreprise établie en France, par exemple, et ayant des filiales au Brésil.Aborder les spécificités de la LGPD nécessite donc une approche de conformité adaptée, au-delà d’une simple duplication du RGPD. S’associer à l’équipe DataTeam de GT Lawyers est un atout contre les coûts de compensation et les sanctions potentiellement mentionnés, tant au niveau administratif qu’en cas de contentieux.

GT Lawyers

Anne Brunschwig 

abrunschwig@gtlawyers.com.br

[1] Contrairement à la LGPD, le RGPD prévoit deux niveaux d’amendes : (i) des amendes administratives pour les infractions moins graves, pouvant atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial (le montant le plus élevé étant retenu), et (ii) des amendes pour infractions plus graves, pouvant s’élever à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial (le montant le plus élevé étant retenu). La détermination du type et du montant de l’amende prend en compte des facteurs tels que la nature, la gravité et la durée de la violation, le degré de coopération avec les autorités de contrôle, l’impact sur les droits des personnes concernées, ainsi que les mesures prises pour atténuer la violation.

[2] L’« amende simple » est une pénalité unique appliquée pour une violation spécifique de la LGPD, tandis que l’ « amende journalière » est une sanction imposée de manière continue jusqu’à ce que l’entreprise se conforme à la décision de l’autorité. Bien que le RGPD ne mentionne pas explicitement une « amende journalière », il autorise les autorités à appliquer des sanctions répétées en cas de non-conformité persistante, jouant ainsi, en pratique, un rôle similaire à celui d’une « amende journalière ».

[3] La publicité de la violation, une fois dûment investiguée et confirmée par l’autorité, n’est pas une sanction applicable en vertu du RGPD, comme le prévoit la LGPD. Par exemple, l’Autorité Brésilienne (ANPD) peut exiger que la décision soit publiée sur le site internet de l’entreprise en infraction, dans des journaux à large diffusion ou par d’autres moyens pertinents, en fonction de la portée nécessaire pour assurer une publicité adéquate de la condamnation. Cependant, tant la LGPD que le RGPD soulignent l’importance de la transparence et de la sensibilisation du public en matière de protection des droits à la vie privée et des données personnelles. Dans ce sens, ces lois exigent que les individus soient informés en cas de certaines violations de données.

[4] Disponible sur : https://www.cnil.fr/en/cookies-council-state-confirms-2020-sanction-imposed-cnil-against-amazon et https://privacyinternational.org/news-analysis/4347/cnil-fines-google-and-amazon-unlawful-use-cookies.

GTLawyers, en partenariat avec Pramex International et Velours International, organise un événement incontournable à la Chambre de Commerce du Brésil en France – CCBF à Paris le 10 octobre à 16h !

Cet événement sera l’occasion d’explorer les opportunités d’investissement au Brésil, avec des témoignages précieux de ceux qui ont réussi dans ce marché dynamique.

La conférence sera suivie d’un cocktail afin d’échanger sur les différents thèmes abordés.

🔗 Inscrivez-vous dès maintenant :

Nous aurons le plaisir d’avoir parmi nous le30 avril, à Montréal, plusieurs intervenants spécialisés dans l’accompagnement des entreprises canadiennes au Brésil (voir le programme détaillé)

Les places sont limitées, RSVP avant le 29 avril

Pour information additionnelle, veuillez contacter   Anne-Catherine Brunschwig

admin@gtlawyers.com.br


Le Brésil présente de nombreuses possibilités pour vos entreprises. C’est avec plaisir que nous vous invitons à ce petit déjeuner-conférence, le 30 avril 2024, au siège social de la Banque Nationale à Montréal.

Réservez cette date à votre agenda et profitez de ce moment privilégié pour échanger avec notre panel de spécialistes sur la pratique des  affaires au Brésil. Vous obtiendrez des informations stratégiques pour percer ce marché et vous aurez la chance de discuter avec d’autres entrepreneurs qui ont les mêmes objectifs que vous.


Déroulement de la Conférence:

7 h 45 – 8 h 00       Inscription et café
8 h 00 – 08 h 10     Mots de bienvenue Mathieu Cousineau Degarie et Anne-Catherine Brunschwig Directeur, Stratégies Commerce International Banque Nationale
8 h 10 – 8 h 25         Canada-Brésil, une relation stratégique en croissance  Caroline CharetteConsul Générale du Canada à São Paulo, Brésil
8 h 25 – 8h40          Facteurs clés pour le succès commercial au Brésil – IQ et l’aide à  l’Internationalisation Margarita Motta Conseillère Experte, Exportations, Amérique du Sud Investissement Québec
8 h 40 – 09 h 05    Témoignages et Stratégies pour faires affaires au Brésil Anne-Catherine Brunschwig Avocate Associée GT Lawyers
9 h 05 – 9 h 45      Réseautage autour d’un café
Au plaisir de vous y rencontrer !



La Mesure Provisoire n° 1.202/2023 a été publiée au Journal Officiel Fédéral le dernier vendredi de l’année 2023 (29/12/2023), apportant des modifications à la législation fiscale telles que la limitation de la compensation fiscale, la révocation du taux zéro du PERSE et le rétablissement de l ́imposition sur le salaire (et la révocation de la CPRB).

Limitation de la compensation des crédits d’impôt

La Mesure Provisoire modifie l’article 79 de la Loi n° 9.430/96, rendant impossible la compensation des crédits d’impôt résultant de décisions judiciaires passées en force de chose jugée au-delà d’une limite à définir par un acte du Ministère des Finances (« Ministério da Fazenda »), sous réserve des conditions suivantes :

  • La limite mensuelle sera établie en fonction de la valeur totale du crédit résultant d’une décision judiciaire passée en force de chose jugée ;
  • La valeur de la limite ne peut être inférieure à 1/60e de la valeur totale du crédit, démontrée et mise à jour à la date de soumission de la première compensation ; et
  • La limitation ne s’applique pas aux crédits d’impôt résultant d’une décision de justice passée en force de chose jugée d’un montant inférieur à 10 millions de réais.

Révocation du PERSE

La Mesure Provisoire modifie l’article 4 de la Loi 14.148/2021, annulant le bénéfice du taux zéro pour la CSLL, le PIS, le COFINS et l’IRPJ accordé à certains secteurs événementiels pour compenser les pertes résultant de la pandémie de Covid-19.

En ce sens, avec la révocation des avantages fiscaux du PERSE, les entreprises bénéficiant du taux zéro du programme reviendront à payer des impôts sur la base des taux prévus par la législation spécifique à partir des dates suivantes :CSLL, PIS e Cofins: les cotisations devront être versées sans observer le PERSE à partir du 1er avril 2024 ; et
IRPJ: l’impôt devra être payé normalement à partir du 1er janvier 2025.

Reoneração da folha de salários

A Lei no 14.784/2023, ao alterar a Lei no 12.546/2011, prorrogou até dezembro de 2027 a autorização para que 17 setores da economia, intensivos em mão de obra substituissem a contribuição de 20% sobre a folha de pagamentos por uma alíquota de 1% a 4,5% sobre a receita bruta da empresa.

Contudo, a nova MP revoga essa prorrogação, estabelecendo a reoneração da folha de salários aos setores beneficiados anteriormente. Ao estabelece a retomada gradual da tributação, a MP classifica os setores em dois grupos, escalonando as alíquotas que incidirão sobre a folha de salários da seguinte forma:

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

GTLawyers – Équipe de droit fiscal

egross@gtlawyers.com.br

Le Brésil, malgré les périodes d’instabilité économique et politique, a toujours été un choix privilégié pour les investissements et les opportunités commerciales. En conséquence, de nombreux étrangers aspirent à investir dans le pays, à s’y établir et exercer leurs activités. Cependant, dans certaines situations particulières, il est impératif pour les étrangers de procéder à l’obtention d’un visa.

Dans cet article, nous aborderons les principaux visas et leurs conditions respectives1.

1 Le plus connu de tous, le visa touristique, également appelé visa de visite, permet à l’étranger de séjourner au Brésil pendant 90 jours pour une période de 180 jours. Cette modalité de visa ne permet pas de travailler au Brésil, mais plutôt de prospecter et de négocier avec des partenaires brésiliens. La seule possibilité de prolonger cette période pour 60 jours supplémentaires est de démontrer que vous avez l’intention de demander un visa à long terme (visa administrateur, par exemple).

1/ Visa administrateur ou RN112:

a) Conditions :

  •  Enregistrement au Registre du Commerce ou au Bureau de l’État Civil de l’avenant auxstatuts ou du procès-verbal de nomination de l’étranger au poste d’administrateur, mentionnant sa nomination dès l’obtention du visa ;
  •  Preuve de l’Investissement Étranger dans le Capital Social de la Société :
    Première option : investissement minimum de R$ 600.000,00 par l ́associée étranger, par l ́Administrateur, le Gérant, le Directeur Général ou le DirecteurExécutif, sur le territoire national,

ou

  •  Deuxième option : un minimum de R$ 150.000,00 par l ́Administrateur, le Gérant,le Directeur Général ou le Directeur Exécutif et un plan d’embauche de main- d’œuvre brésilienne, s’engageant à créer au moins 10 nouveaux emplois dans les 2 ans.

Les deux investissements doivent être prouvés par la « Tela do Quadro Societário Atual » (système indiquant la structure de la société), du système de la Banque centrale (SISBACEN), ainsi que par le contrat de change émis par la banque qui a reçu l’investissement.

b) Période de résidence

  •  La Période de résidence du Visa Administrateur est indéterminée et est analysée au cas par cas par l’Organisme Responsable ;
  •  Si le Premier Visa est délivré avec une validité déterminé, le visa peut être prolongé et transformé en un visa de résident à durée indéterminée – sans lien avec la société qui l’a amené au Brésil.

Dans le cadre de la procédure de demande de visa, l’étranger peut demander des visas pour toutes les personnes à sa charge légale, telles que son conjoint et ses enfants. Les personnes majeures peuvent travailler au Brésil.

2/ Le visa investisseur3 concerne l’immigrant investisseur, personne physique, qui a l’intention, avec des ressources propres d’origine étrangère, d’investir dans une entité juridique au Brésil, dans un projet ayant le potentiel de générer des emplois ou des revenus dans le pays.

a) Conditions :

Investissements

  •  Preuve d’un investissement d’au moins R$ 500.000,00 en devisesétrangères à réaliser par l’investisseur lui-même, dans une société brésilienne, en soumettant un plan d’Investissement ou d’Affaires ;

OU

  •  Investissement minimum de R$ 150.000,00, pour l’entrepreneur quivoudrait investir dans des activités d’innovation, de recherche fondamentale ou appliquée, de nature scientifique ou technologique.

L’entreprise bénéficiaire de l’investissement doit démontrer qu’elle remplit au moins une des conditions suivantes : i) avoir reçu un investissement, un financement ou des ressources visant à soutenir l’innovation de la part d’une institution gouvernementale ; ii) être située dans un parc technologique ; iii) être une entreprise incubée ; iv) avoir été finaliste d’un programme gouvernemental de soutien aux start-ups ; ou v) avoir bénéficié d’un accélérateur de start-ups au Brésil.

Le Ministère du Travail peut également autoriser la résidence préalable de l’entrepreneur lorsque les conditions suivantes sont remplies : i) originalité quant au degré d’innovation du produit, du processus ou du service à introduire sur le marché ou qui constitue l’activité principale de l’entreprise ; ii) exhaustivité quant au degré de pénétration du produit, du processus ou du service à introduire sur le marché ou qui constitue l’activité principale de l’entreprise ; et iii) pertinence quant au degré d’impact et au potentiel de création de valeur du produit, du processus ou du service à introduire sur le marché ou qui constitue l’activité.

La demande d’autorisation préalable doit contenir : i) les statuts ou l’acte constitutif de l ́entreprise bénéficiaire, ii) la preuve de l’investissement étranger, avec présentation de la « Tela Quadro Societário Atual » et ii) le plan d’investissement.

b) Durée de validité :

La durée maximale de validité du visa est de 3 ans, et elle peut être prolongée lorsqu’il est prouvé que le titulaire du visa continue d’agir dans le même domaine d’activité prévu dans le plan d’investissement et sur présentation de documents.

Dans les cas où l’entrepreneur a des personnes à charge légales, un visa peut également être demandé sans qu’un nouvel investissement soit nécessaire.

3/ Visa d’investissement immobilier4:

Il s’agit de la concession d’une autorisation de résidence au Brésil à la personne qui a l’intention, avec des ressources propres d’origine étrangère, de réaliser un investissement immobilier au Brésil. Ce visa tend à être de plus en plus demandé par les étrangers en raison de la faible valeur du Real et des opportunités d’investissement au Brésil, notamment dans les grandes mégalopoles telles que São Paulo et Rio de Janeiro, mais aussi dans la région nord-est du pays.

a) Exigences

Acquisition de biens immobiliers construits ou en construction, dans des zones urbaines, d’une valeur minimale de R$ 1.000.000,00. En cas d’acquisition de biens immobiliers dans les régions du Nord et du Nord-Est du pays, la valeur minimale de l’investissement peut être inférieure à 30 % de la valeur de R$ 1.000.000,00. Pour prouver l’investissement immobilier, l’étranger peut additionner tous les biens immobiliers acquis afin d’obtenir la somme requise.

Les principaux documents qui doivent être présentés sont, entre autres, les suivants : l’enregistrement du bien immobilier, le contrat de promesse d’achat et de vente du bien, le permis de construire, la preuve de l’investissement étranger, y compris les contrats de change, entre autres.

L’investisseur immobilier doit rester sur le territoire national pendant au moins 14 jours, consécutifs ou interpolés, tous les deux ans, à compter de l’enregistrement du visa auprès de la Police Fédérale, afin de ne pas perdre le permis de séjour.

b) Période de résidence :

  • La période de résidence initiale sera de 4 ans ;
  • Après la durée initiale de 4 (quatre) ans, l ́autorisation de résidence initiale peut être modifié pour une durée indéterminée, à condition que le maintien de la condition qui a autorisé le visa initial soit prouvé ; et

Le visa bénéficie aux personnes à charge légales de l’investisseur, le cas échéant. Ils peuvent habiter et travailler au Brésil.

En ce qui concerne la résidence fiscale pour le visa d ́investissement immobilier, il est nécessaire de distinguer deux situations.

Au départ, le visa a une durée déterminée (4 ans). La personne sera considérée comme résidente fiscale seulement si elle reste au Brésil pendant au moins 184 jours, consécutifs ou non, sur une période de 12 mois ou si elle obtient un travail durant ces 4 ans. Dans le cas contraire, elle n ́est pas considérée comme résidente fiscale au Brésil.

Une fois que le visa devient permanent (après 4 ans), l ́étranger est considéré comme résident fiscale au Brésil à partir du moment où il entre sur le territoire brésilien. Si celui-ci est déjà sur place, il le devient automatiquement.

4/ La demande de visa de travail, en pratique, peut être longue et bureaucratique, car l’étranger doit demander une autorisation auprès du Ministère des Relations Extérieures, du Ministère du Travail et de l’Emploi et du Consulat, cependant, une fois l’autorisation obtenue, le processus d’obtention du visa est rapide, environ 30 jours.

a) Exigences

  •  Présentation des principaux documents tels que : contrat de travail, curriculum vitae, statuts de l’entreprise, entre autres.
  •  Il incombe à l’entreprise qui embauche d’expliquer les raisons pour lesquelles il est nécessaire d’employer un travailleur étranger, en démontrant que ce travail est très technique et que seul ce travailleur étranger possède les compétences requises pour remplir une certaine fonction.

b) Durée de validité :

Ce visa a un caractère permanent dans certains cas (investisseurs et dirigeants de sociétés commerciales ou civiles) ou un caractère temporaire, d’une durée maximale de deux ans.

5/ Le visa de Formation Professionnelle ou RN19, est un visa temporaire, d’une durée maximale de 2 ans, non prorogeable, à des fins de travail, où l’étranger recevra une formation professionnelle dans une filiale, une succursale ou un siège social brésilien appartenant au même groupe économique. Il n’existe pas de relation de travail au Brésil, car elle est destinée aux employés étrangers d’entreprises étrangères, qui viennent au Brésil pour développer des compétences et des connaissances par un travail pratique.

En cas de formation au fonctionnement et à l’entretien de machines et d’équipements produits sur le territoire national, un visa temporaire peut être accordé pour une période de 60 jours, prolongeable une seule fois pour la même période.

6/ L’émergence des nouvelles technologies a donné naissance au visa technique, en raison du besoin de main-d’œuvre spécialisée pour des fonctions liées à l’installation d’équipements ou de nouvelles technologies, l’étranger doit s’inscrire dans deux modalités de ce visa : l’assistance technique et le transfert de technologie, ayant alors un but bien précis.

a) Exigences

  •  Il est nécessaire de présenter à l’autorité compétente, entre autres, les documents suivants: (i) la preuve de l’acquisition par la société étrangère de machines, d’équipements et d’autres biens produits, en tout ou en partie, sur le territoire national ; (ii) la preuve du lien maintenu entre l’immigrant et la société étrangère ; et (iii) un plan de formation simplifié, précisant les qualifications professionnelles de l’immigrant, l’étendue de la formation, la façon dont elle sera exécutée, le lieu où elle sera effectuée et sa durée.
  •  L’entreprise brésilienne est chargée de contracter les services, même s’il n’est pas nécessaire de signer un contrat de travail formel entre les parties, de sorte que l’étranger sera toujours lié à l’entreprise de son pays d’origine.
  •  L’exercice de toute fonction administrative, financière ou de gestion rend impossible l’octroi de ce visa.

b) Durée de validité :

Le visa a une durée déterminée, pour une période d’un an, renouvelable une seule fois pour la même période.

7/ Visa pour membres du conseil d’administration : Il est fréquent que des membres étrangers fassent partie du Conseil d’Administration de ces entreprises multinationales brésiliennes, sans toutefois résider au Brésil, se rendant sur le territoire national uniquement pour des occasions particulières telles que les réunions du conseil.

Il convient de faire une distinction importante entre deux situations distinctes :

Dans le premier cas, l’étranger qui est membre du Conseil d’Administration se rend au Brésil de manière occasionnelle pour participer à des réunions, mais ses activités principales et ses centres d’intérêt restent en dehors du pays. Dans cette situation, l’étranger est considéré comme un simple touriste et n’a donc pas besoin d’obtenir un visa. Il est exempté de l’obligation de résider fiscalement au Brésil, à condition qu’il déclare le lieu où il est soumis à l’impôt lorsqu’il se trouve au Brésil pour exercer ses fonctions.

En revanche, dans le deuxième cas, l’étranger membre du Conseil d’Administration décide de s’installer au Brésil de manière permanente. Dans ce cas, il devra demander un visa spécifique en tant que membre du Conseil d’Administration, qui est soumis aux mêmes conditions que le visa administrateur et n’a pas de durée déterminée. Cette personne sera alors considérée comme résidente fiscale au Brésil.

Il est essentiel de comprendre ces distinctions pour déterminer le statut fiscal et les exigences de visa appropriés pour les étrangers membres du Conseil d’Administration travaillant avec des entreprises multinationales au Brésil.

8/ Un autre visa récent est le visa de nomade digital5. Avec la pandémie de Covid-19, le concept de nomade digital s’est étendu au monde entier et de nombreux pays ont adopté des « visas de nomade digital ». Le travail à distance s’est développé ces dernières années et est devenu un mode de travail pour des millions de personnes.

Le nomade digital est l’immigrant qui, à distance et grâce aux technologies de l’information et de la communication, est en mesure d’exercer au Brésil ses activités professionnelles pour un employeur étranger. Par conséquent, tout professionnel étranger qui propose ses services en ligne et est toujours en déplacement peut demander un visa temporaire de nomade digital pour

le Brésil, à condition de satisfaire aux réglementations nécessaires requises. Pour demander un visa temporaire, les documents prévus dans la résolution doivent être présentés à l’autorité consulaire brésilienne, dont : un document d’identité valide, une assurance maladie valide sur le territoire national, des documents prouvant la condition de nomade numérique (contrat de travail dans une entreprise étrangère), la preuve d’un revenu mensuel supérieur ou égal à US$1.500 dollars ou un fonds bancaire d’au moins US$18.000 dollars.

Le visa est valable un an et peut être prolongé d’un an.

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Comme exposé dans l’article, il existe de nombreuses possibilités d’attirer les étrangers et les nouveaux investisseurs dans le pays, où chaque visa correspond à des profils différents, chacun ayant ses particularités et ses avantages.

Tamy Tanzilli
Associée fondatrice
Cécile Verdeaux
Coordinatrice French Team

GTLawyers, en partenariat avec Business France Brasil, était présent au plus grand événement technologique au monde, « Web Summit Rio 2023 », réunissant plusieurs spécialistes de la technologie, startups, entreprises, PDG et chefs d’État pour échanger sur l’avenir du marché. Les invités ont pu partager leurs précieuses connaissances lors de conférences sur divers thèmes en lien avec les innovations. A cette occasion, GTLAWYERS a eu l’opportunité de présenter un panorama juridique des affaires au Brésil à la délégation des entreprises françaises de Business France pour échanger sur les différentes possibilités de développement de leurs activités au Brésil.

À margem do Web Summit Rio, a GTLAWYERS teve o prazer de participar do coquetel Conexão França-Brasil organizado pela French Tech São Paulo reunindo todos os principais players franceses do mercado brasileiro.